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Historique


Si vous êtes là, cela suppose que vous êtes déjà venus déjeuner ou dîner chez nous…
Vous vous êtes déjà posés des tas de questions sur notre famille, le comment, le pourquoi de la chose ?

 

Alors voici notre histoire :

 

Tout d’abord je suis Kirita, qui signifie petite fille de la colline, je suis la fille de Damrong Sar qui est à l’origine de ce lieu.
Toutes deux nous sommes en cuisine et nous nous évertuons à charmer le palais délicat de nos petits clients.

 

Maman est du soir, quant à moi je suis du midi.
Il y a également mon frère aîné : Kunthéa qui signifie en khmer la fragrance. Joli n’est-ce pas ?. Il était présent ici surtout les premières années, aujourd’hui il se consacre d’avantage à sa passion qu’est l’art, qu’il honore avec un talent certain. Il faut que vous sachiez qu’il représente au sein de notre famille le côté artiste, bohême. C’est d’ailleurs lui qui a fait venir quelques artistes ici…très talentueux par ailleurs. Ils se reconnaîtront !

Il y a aussi mon papa, qui est présent avec ce sourire, si … évocateur.
Le sourire du Bayon, ce sourire énigmatique qui vous envoûte.

 

Il  y a également mon mari, Christian, MOK SLAGN, qui signifie « visage pâle » en cambodgien, sans qui nous ne serions pas arrivé à concrétiser tout ça…
Il s’est joint à nous il y a de cela presque 10 ans.
Mais nous, nous existons depuis 1979.




La famille au restaurant de Montparnasse en 1990
De gauche à droite : Damrong (Maman Ben) - Kirita - Kunthéa - Kunthel (Papa Ben)



Depuis quand sommes-nous là ?

 

Dans le 10ème arrondissement cela va bientôt faire 10 ans déjà que nous  sommes présents dans le quartier.
Et il semblerait que les habitants de ces lieux nous apprécient autant que nous les apprécions nous-même.
C’est bien grâce à leur fidélité incomparable et que nous sommes là.
Il faut dire que l’on se plie en quatre pour vous plaire.
Et jusqu’à présent, nous en sommes bien récompensés.

 

Bon remontons quelques années en arrière, J’avais à l’époque 10 ans et demi, j’étais en 6ème 3 au Lycée Jean de La Fontaine.
Nous étions en 1979 !!!! Ça remonte n’est-ce pas ?

 

Mes parents ont décidé de reprendre une petite boutique boulevard montparnasse, au numéro 44.
Ils y préparaient des petits plats très simples, à savoir :

 

Nos entrées :
Rouleau de printemps au bœuf
Salade de poisson

Nos riz garnis :
Riz au bœuf
Riz au poulet
Riz au porc
Riz aux crevettes

Nos spécialités :
Bœuf citronnelle
Soupe Phnom Penh
Bobun
Le riz cantonnais à la cambodgienne

 

C’était très simple et ma foi très succinct mais cela suffisait largement à satisfaire notre clientèle qui au fil des ans, s’est étoffée de façon très harmonieuse et chaleureuse.

 

Notre petite boutique Oriental Shop, notez que le nom est d’origine se logeait entre un grand restaurant chinois et un café qui s’appelait «  chez Claude ».
Nous étions en retrait ce qui fait que seuls les gens qui nous connaissaient savaient où nous étions vraiment.
Combien de fois des gens donnaient rendez-vous chez nous, pour finalement retrouver leurs amis chez le voisin.
Les amis avaient du mal à croire que l’on pouvait manger dans une si petite boutique.
Mes parents faisaient tout eux-même et c’est qui faisait le charme de cet endroit, c’était toujours ouvert…

 

Comment nous est venue l’idée de faire noter la commande aux clients ?

Un jour ou il y eu tout à coup beaucoup de monde d’un coup d’un seul, c’était la panique, il y avait des clients partout qui voulaient manger et mes parents étaient totalement débordés, totalement.

Ce qui fait qu’au bout d’un moment les clients qui s’étaient vraiment attachés à nous, se sont retrouvés à rendre la monnaie aux clients, la caisse sur les genoux. Ce jour-là c’était Daliah, maman de 7 enfants magnifiques… Quelle drôle de journée !

Puis toujours dans un mélasseétonnante, on donna d’office au client un papier et un stylo afin qu’il note lui-même sa commande !
Depuis c’est resté ainsi et c’est devenu notre marque de fabrication.

 

Les années ont passé, les clients sont devenus nos amis et nous sommes devenus les leurs.

 

Il y avait Pascal et son amie, tous deux sont venus au tout début, il mangeait sur nos tables du Bateaux-Mouches que M.Bruel avait bien voulu nous donner, ainsi que quelques chaises oranges assez immondes en plastique. Et puis un jour un restaurant voisin se débarrassait de sa banquette en angle qui faisait bizarrement toute la longueur de notre boutique.

Nous avons aussitôt sauté sur l’occasion et nous la sommes approprié avec l’aide de nos clients toujours prêts pour nous aider…

Il y avait aussi une grande partie de l’équipe du guide du routard, une équipe fort gaie et bien sympathique d’ailleurs, ils venaient très souvent le midi.

Il y avait Hélène, médecin à l’époque, Aujourd’hui, Hélène est mariée à Xavier, ils ont tous deux trois superbes enfants : Louise, Garance et Jules.
Il y avait aussi au tout début de notre restaurant Henri Siaud qui prenait toujours un thé noir très, très fort et ses deux rouleaux de printemps au bœuf. J’ai su qu’un peu plus tard, il devint le Maire de Chambéry, par la suite ils sont allés vivre avec sa petite famille au Japon. Après nous n’avons plus eu de nouvelles…

Il y a eu aussi ce monsieur aveugle qui nous a connu dans le petit Oriental Shop et qui nous a repéré à l’odeur, incroyable non.
Le drôle de l’histoire le voici : de 1990 à 1992, nous sommes passés du 44 bld montparnasse au 23 bis bld Montparnasse et là, malgré que l’on ait changé de trottoir, il nous a retrouvé, incroyable non ?
Il était tout heureux, nous aussi d’ailleurs.

Hassiba chercheur au CNRS,  Penny, étudiant en médecine qui venait chercher à vélo ses 2 rouleaux de printemps.
Nous avons fait notre mariage cambodgien chez Penny et Lucie dans leur magnifique maison.
Ils ont trois beaux enfants : Paul, Louis et la petite Emma.
Il y avait Pierrick qui nous avait un fait un très joli petit film sur nous… Le canard aux sept merveilles, vous pouvez le visionner à Beaubourg.
Il y avait aussi Pierre Devillard, architecte de profession, dont le talent n’était plus à prouver.

Il y avait aussi Cyrille, Tarik, Fred,  tous amis de Kunthéa mon grand frère et Mark Dekeister de la rue St-guillaume, avec ses cheveux en brosse et ses petites lunettes métalliques…

Il y avait également Arnaud L-M, étudiant en sciences-po, avec ses jolies bretelles, toujours plein d’énergie à défendre de justes causes.
Il y avait aussi toute l’équipe de la FNAC, fort sympathique, par ailleurs.

Et puis il y avait aussi Arnaud Spérat-Czar, Etienne l’un journaliste brillant, l’autre photographe chez Le point, et tous leurs potes joyeux.
Il y avait aussi Rozenn, Erwan, Patricia, Xavier, Philippe sa cousine Valérie ZUT et tous les acolytes, étudiants à  l’ESM Ecole supérieure de Commerce…

Il y avait aussi Yves et Dominique Lecire les jumeaux, qui venaient manger deux fois en l’espace de 2h.
J’ai fini par comprendre qu’ils étaient deux en fait !!! Tous les deux avaient en commun le rosé quant au le plat, il différait toujours, c’est ce qui nous perturbaient le plus !!!!

Et puis il y avait aussi Catherine et Marcello et le chien que mon frère avait perdu !

Il y avait Marie notre professeur de Français un peu disjonctée mais si charmante, son petit frère Paul et Jacques le grand.
Aujourd’hui Marie est mariée à Boris. Georges est leur adorable fils.
Il y avait aussi Nils, sa sœur Aurélie, Eric, Marjorie, Laurent et Bénédicte, Valentine & Fred…
Tous ont eu de superbes enfants…
Il y avait aussi Antoine, notre photographe si charmant toujours en quête de nouveaux visages à contempler…Il est papa d’un petit Paul.
Il y avait aussi Bernard, Nadine, Anne-marie et Bernard. Aujourd’hui encore nous avons gardé le contact.
Il y avait aussi tous ces étudiants de la SUDRIA, Guy, Philippe, Bruno et tous les autres…
Il y avait aussi Epi, grecque d’origine et Pierre, qui venait chacun de leur côté ne sachant pas qu’il fréquentait le même lieu jusqu’au jour ou… Ils se sont rencontrés !!!
Nos amis hollandais, qui habitaient juste à côté, comme ils étaient tous attachants et comme on les aimait.
Il y avait aussi tous ces médecins et étudiants qui nous venaient de l’hôpital Necker…

 

Mon frère à une époque s’est entiché d’un chien absolument incroyable, Phoebus, un superbe danois noir et blanc, il trônait devant ,notre boutique les jours ou il faisait beau.

Il terrorisait les pauvres petits chiens accompagnés de leur maître, à tord, car Phoebus était un ange de danois

Un jour j’ai eu l’idée de mettre à disposition des clients un livre d’or pour que ceux-ci puissent y écrire tout ce dont ils avaient envie sur le moment.
Ce livre est devenu pour moi quelque chose de très précieux.

 

Comment Christian est venu rejoindre notre famille ?

J’ai connu Christian dans la grande surface où je travaillais et c’est le point de départ de l’histoire de ce restaurant...

Nous avons eu notre premier chez nous au 4 rue de la grange aux belles près de l’Hôtel du Nord, et puis un jour ou nous nous promenions au hasard, nous sommes tombés sur cette vieille boulangerie abandonnée depuis déjà 2 ans…

Et le 27 juillet 1996, ça y est, c’est la signature du bail, sans savoir à quoi nous allions être confrontés.

Ce ne fût guère facile car beaucoup d’obstacles se sont présentés à nous et bien des fois, nous avons baissé les bras, mais heureusement pour vous et pour nous, la « mère supérieure » était là pour nous relever…

Le local avait été squatté et tout à l’intérieur était très abîmé.

Ici donc la salle avec sur votre gauche derrière le pilier la porte qui donne accès à la terrasse. Imaginez, car depuis, cela a vraiment changé. <br />En fait, ici c'est la vue que vous avez lorsque vous rentrez dans le restaurant (l'arrondi a aété supprimé avec beaucoup de difficultés, mais nous y sommes arrivés) Ici, c'est la vue que nous avons du bar Pleins feux sur le bar à gauche et la porte d'entrée, ainsi que la caisse au centre appuyée sur le pilier, en cherchant vous allez y arriver (je vous l'avoue ce n'est pas facile !) Ici nous sommes derrière la cloison arrondie que vous voyez au dessus No comment... je suppose que vous commencez à vous repérer Notre magnifique terrasse tant convoitée par les clients chaque jour...

Mais nous y croyions tellement et nous voulions tellement y arriver…

Les premiers temps, nous avons commencé avec du matériel de ménagères et beaucoup de récupérations, de vieilles banquettes que l’on avait recouverte de tissus africains(des wax) notamment afin de cacher la misère.

Rien n’était assorti, mais le cœur y était.

Ainsi petit à petit, pierre par pierre, nous avons fini par y arriver.
Christian s’occupe de l’accueil du restaurant, maman et moi de la cuisine.
Sachez toute fois que Christian sait tout faire, c’est un petit cordon bleu !
En plus de savoir parler le cambodgien, ce qu’il cache avec humilité, il est fort sympathique !

« Au détours d’un riz cantonnais »

 

Libération week-end

Un jour, alors que j’étais en train de rouler les petits pâtés impériaux sur une table de la salle avec Christian, Alexandre Cammas est arrivé.
En fait cela faisait plusieurs soirs qu’il venait et je le trouvais je vous avoue très curieux de tout…

Jusqu’au soir ou il a fini par nous dire qu’il voulait écrire un article sur nous.

Je me souviens à cette époque encore, nous étions ouvert le dimanche, tous les jours en fait.
Etant donné que l’article était sorti le week-end, le téléphone n’a cessé de sonner et nous avons fait salle comble, vider notre modeste cave à vin en 2 jours.

Mais quelle joie, quelle grande satisfaction !

Grâce à cet article, de vieux clients de Montparnasse nous ont retrouvé.
Aujourd’hui, cela arrive encore et à chaque fois c’est un réel plaisir de les retrouver…
Un grand merci notre bienfaiteur : Alexandre Cammas !!!!

 

Je vous laisse le découvrir Article extrait du journal "Libération" du 8 novembre 1997

 
Restaurant Le Cambodge - 10 avenue Richerand 75010 Paris
  
- Pas de réservation - Tél. : 01 44 84 37 70